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Spectacle en plein air joué dans la cour de la ferme -château d'Opprebais, en Hesbaye brabançonne (Incourt) et mis en scène par Brigitte Baillieux et Guy Theunissen. Juillet 2005.
« On applaudit à cette rencontre du théâtre et de la vie, de vrais comédiens et de vrais villageois, tous personnages d'une pièce de Denise Bonal, subtile, cynique, drôle et tendre, humaine en tous sens (....) Un grand coup de chapeau à l'idée et à la mise en scène de Brigitte Baillieux et Guy Theunissen» Michèle Friche - le Vif / L'express 05/08/05
Aujourd'hui c'est le mariage du fils de la famille qui gère l'exploitation agricole. Il se marie avec une jeune fille, une « néo-rurale », une fille de la ville ... Malheureusement, elle n'est pas là  ! Que s'est-il passé ? ... Les spéculations les plus folles côtoient les plus plausibles ; les jugements hâtifs et les à -priori se heurtent aux paroles de bon sens et de sagesse. Un spectacle drôle, grinçant qui offrira une réflexion sur nos rapports de plus ou moins bons voisinage avec les « autres » : les né-natifs, les natifs, les bruxellois, les flamands et même le curé africain ou polonais.
Mis en scène par Brigitte Baillieux et Guy Theunissen, fondateurs de la Maison Ephémère, le spectacle est l'évocation de rencontres à travers les festivités du mariage. L'originalité de La noce du fils est de mêler subtilement théâtre amateur et professionnel, fanfare et chorégraphie, adaptation d'un texte existant et véritable création littéraire à partir d'histoires de mariés de la région ; le tout en donnant aux spectateurs l'espace d'une soirée, un rôle : celui de véritables invités de la noce ! Dès la bénédiction des époux terminée, le public quitte l'église pour se rendre en procession orchestrée jusqu'à la Ferme-château, où il banquette sous les étoiles, dans la liesse générale.
L'adaptation théâtrale
Le spectacle La noce du fils s'est construit à partir de Turbulences et petits détails de Denise Bonal (Ed. théâtrales, 1994).
« C'est un morceau de noce qui se déroule à la campagne, avec des invités qui se croisent, se cherchent ou se retrouvent, traversés par cette fièvre, mi-ardeur, mi-tourment, qui agite les cœurs lors des mariages. Sorte de panorama où se mêlent et se démêlent des souvenirs, des questionnements et des désirs... » Denise Bonal
Dans son texte, Denise Bonal, met en scène une trentaine de personnages, auxquels s'ajoutent des musiciens et des danseurs, des passants qui traversent la noce le temps d'une réplique. Les personnages appartiennent à toutes les générations : ils ont entre 8 et 80 ans. L'action de la pièce se déroule à notre époque. C'est le moment festif de la noce : l'apéritif, le repas, la soirée.
Les personnages de Turbulences et petits détails ont ainsi été transposés dans le contexte de l'Est du Brabant wallon, ce qui a nécessité quelques modifications d'allusions historiques ou de lieux. Certains personnages ont pris plus d'importance en raison de leur rôle dans le prologue (la mariée, par exemple.)
Le prologue
Afin d'ancrer le spectacle dans la région où il va se jouer avec des comédiens et musiciens amateurs du cru, il était indispensable de faire une remontée dans le temps et faire précéder la partie festive d'un prologue qui comporte les mêmes personnages que ceux de Denise Bonal. Nous leur avons inventé un « avant » la fête : la cérémonie du mariage.
Le prologue s'est inspiré de données recueillies lors d'une collecte de témoignages, effectuée, à cet effet, par le Centre culturel de Brabant wallon, dans le canton de Jodoigne.
Extrait de témoignages de mariés du Canton de Jodoigne
La rencontre
« On s'est rencontrés dans la ruelle là plus loin, avec une amie, Valentine. Il a dit : « Dimanche prochain, c'est la fête à La Bruyère. ». A cette époque on y allait à pied ou à vélo. Nous, nous allions plutôt à la fête à Tourinnes ; à Nodebais ou à Mille... Deux semaines après, c'était la fête ici, à Mille. Il a dit qu'il viendrait. On a dit qu'on irait à la fête aussi ; ave ma cousine. Il nous a invitées à danser et c'est ainsi que tout a commencé ! On n'allait jamais à la fête seule. On allait à la fête avec sa mère jusqu'à ce que l'on soit mariée ! »
La robe de mariée
« Avant, pour tout le monde, la robe était en noir. La mariée en noir, mais moi je n'ai pas voulu de noir parce que j'avais été beaucoup en deuil. J'avais le dégoût du noir ! Alors j'ai eu une robe grise avec un manteau noir et un chapeau avec une petite voilette. »
« C'est ma mère qui a voulu que j'aie une belle robe en organza. Après elle m'a dit de la reprendre, pour les enfants ou pour le voile (...) elle m'avait emmené chez un couturier qu'elle connaissait. Ils ont fait venir un tissu de machin truc bazar. La seule chose que j'ai dite c'est que je voulais un grand chapeau. J'avais un grand chapeau style cow-bow avec deux grands rubans. C'était mon exigence. Pour le reste, je me suis laissé habiller comme une poupée. » |